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Exposition Tisser le temps d'Anne-France ABILLON et Ryuji TAIRA 2016 à Paris03 - Photographie / Foxoo
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Source : #31758 Publié le 01/09/16 | Vues : 155

Exposition Tisser le temps de Anne-France ABILLON et Ryuji TAIRA 2016 à Paris03 / Photographie

Evènement passé.

Du 7 au 29 septembre 2016 à Paris03 (75).



“Tisser le temps“
Anne-France ABILLON
Ryuji TAIRA

Duo show du 7 au 29 septembre 2016
Vernissage le mardi 6 septembre de 18h à 21h en présence des artistes

Pour son exposition de rentrée, la galerie Sit Down invite la poésie sur ses cimaises avec les travaux de Anne-France Abillon et Ryuji Taira. S’ils photographient tous les deux la nature en noir et blanc, la Française et le Japonais développent chacun une démarche qui leur est propre. Au-delà de la simple observation, c’est à la contemplation et à l’introspection que nous convie cette exposition par la mise en résonance de ces deux regards complémentaires.

Photographies, dessins ou installations : Anne-France Abillon choisit son médium en fonction de la spécificité de son propos. Ce qui ne change pas, c’est son rapport à la nature et à la réalité. Elle aime d’abord se laisser surprendre par ce qu’elle a sous les yeux pour mieux s’en détacher en instaurant un dialogue entre ce qu’elle voit et la manière dont elle le restitue. Témoin, sa série “Tisseuses de mondes - Le tissu du réel”, à découvrir à la galerie Sit Down, qui porte sur les toiles d’araignée. Si le point de départ est un contact direct avec la nature, l’interprétation qu’elle en fait, puis la représentation qu’elle en propose, ne nous permettent pas d’en savoir plus sur les toiles d’araignées. Ce n’est pas là son but. Anne-France Abillon n’est pas vraiment une photographe du réel. Ses images tirées ici délicatement sur du papier japonais extrêmement fin épinglé dans des boîtes-écrins nous invitent plutôt à explorer des paysages imaginaires ou à prendre part à un voyage intérieur. Celui de la photographe ou le nôtre, peu importe, à chacun son interprétation en fonction de sa propre histoire.

Même lorsque Anne-France Abillon change de médium avec “Au-dessus du vide”, des dessins à découvrir également dans l’exposition, elle reste avare de repères et d’indices pour mieux nous inciter à nous questionner. Que regarde-t-on ? Un monde infiniment grand ou minuscule, un paysage réel ou fictionnel, un bout de toile d’araignée ou le cosmos ? En explorant les compositions de Anne-France Abillon, où le temps et l’espace sont comme en suspension, on passe de l’observation à la méditation. C’est cela le véritable enjeu de son travail.

L’univers de Ryuji Taira est tout aussi épuré et minimal. Et comme Anne-France Abillon, ses natures mortes sont un prétexte pour aborder des questions métaphysiques. Ce n’est pas un hasard s’il est devenu photographe : “C’est pour explorer “mon moi intérieur”, note-t-il. De là à en déduire que les compositions végétales systématiquement en noir et blanc qu’il organise dans son studio sont comme des autoportraits, il n’y a qu’un pas. En tout cas, le photographe japonais considère que, comme un miroir, une photo reflète le coeur et l’esprit de son auteur. Cela explique sans doute pourquoi il a choisi de dédier l’intégralité de son travail à la nature - “c’est là d’où je viens”, dit-il -, et essentiellement aux végétaux. Parmi eux, les pissenlits occupent une place essentielle dans son oeuvre. Au Japon comme en France, cette plante vivace évoque le monde de l’enfance et, là-bas comme ici, on aime souffler sur leurs pistils. Plante caméléon, le pissenlit est à la fois fort et fragile, mauvaise herbe et beau, commun et exceptionnel. Des contradictions qui incarnent parfaitement la complexité des sentiments, ce que s’attache à restituer Ryuji Taira dans ses images qui s’apparentent à des tableaux. Indéniable, la dimension esthétique de ses photographies est accentuée par les tirages au platinum palladium que le photographe réalise lui-même. Ce procédé ancien renforce le caractère précieux et délicat des compositions de Ryuji Taira et lui permet d’atteindre son graal : conférer à la photographie un pouvoir essentiel, celui de visualiser l’âme par le chemin détourné de la métaphore visuelle.

Sophie Bernard


galerie SIT DOWN.

4, rue Sainte-Anastase, paris, 75 paris03


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